ISTENQS
Ici se termine enfin
Notre quête Spirituelle

 

Amour personnel :

Corps, coeur, âme

Thierry Vissac

 

Le couple est une tentative de répondre à la nostalgie de l’amour et de l’incarner entre deux êtres. La démarche est difficile mais elle n’a jamais été abandonnée par l’humanité. L’espoir reste fort depuis toujours.

La nostalgie de l’amour est un appel profond. Elle ne se satisfait pas des mesquineries, des quotidiens lourds, des conflits stériles, des rapports de pouvoir plus ou moins sournois. Il faut donc une certaine maturité pour ne pas tomber dans ces pièges classiques.

Une démarche de conscience est indispensable. Dans un premier temps, je propose d’explorer les fondations de la relation de couple.

Le couple repose sur un trépied où se manifestent des évidences constructives ou au contraire destructrices du couple et que j’appelle « corps, cœur, âme », dont je vais exposer le détail :

-          Le corps : C’est le lieu de la tendresse et de la sexualité. Sur ce « pied », les choses sont vite évidentes : y a-t-il une attirance, un désir, un appel à « poser la tête sur une épaule », à se blottir en confiance, à mêler les corps et à « faire l’amour » ? Ce premier pied, qui est souvent celui qui provoque le rapprochement, n’est pas le plus difficile à analyser. Mais il est parfois le seul pris en compte, alors qu’il n’est jamais suffisant pour fonder une relation durable. On peut avoir un désir sexuel très fort pour quelqu’un et être incapable de vivre avec cette personne hors de l’acte sexuel, même un instant. Il reste indispensable, en principe, mais doit être complété par les deux autres pieds.

 

-          Le cœur : C’est le lieu de l’entente personnelle, de la complicité. On y trouve une convergence ou une divergence de communion au niveau des besoins, des centres d’intérêts (distractions, relation à la nature ou non (ville/campagne), relation à la « culture » ou non), des rythmes personnels (sommeil, nourriture), de la proximité intellectuelle et de tous les choix de vie quotidiens qui ont un impact sur les accords/désaccords. Je l’appelle cœur, parce que c’est surtout à cet endroit en soi où on se dit « amoureux » de l’autre ou non, où le lien trouve sa puissance dans la rencontre avec un « autre » qui donne envie d’une proximité saine continue (et non d’une dépendance).

 

-          Âme : C’est le lieu de la communion spirituelle, au minimum d’une aspiration commune sur ce plan, au mieux d’une pratique au moins très proche, sinon identique. Ce « pied » est souvent manquant dans notre civilisation qui ne favorise pas l’émergence de l’âme et stimule plutôt « le corps ». Sans une aspiration commune à « plus grand que soi », le couple peut exister mais il y aura toujours un manque, une flétrissure dans le champ de la nature profonde, et un grand risque de sombrer dans les « petitesses » d’un quotidien « sans âme » et sans expansion de conscience.

On peut donc mesurer la rencontre (le plus tôt possible) ou la relation existante à l’aune de ce trépied. Si certains aspects sont manquants, la relation est toujours possible mais demandera un travail intérieur pour grandir et même continuer d’exister dans certains cas. La rencontre la plus prometteuse est celle qui est empreinte d’évidence sur ces trois plans, mais elle peut se révéler intéressante et spirituellement porteuse même avec des lacunes à certains endroits, parce que c’est l’Intelligence de la vie qui associe les âmes et pas seulement selon nos critères personnels.

  

 

 

©Thierry Vissac, Textes, photos et dessins sur toutes les pages du site .