« Éclaireurs du nouveau monde » Texte de présentation  

 

Mon constat est simple et généralement partagé : notre société est inhumaine (justice injuste, travail contraint, pouvoir corrompu, traitement robotisé des souffrances, éducation sans âme, système de santé tout chimique, abrutissement des masses, sociétés punitives de type dictatorial, manipulation des foules, perpétuation des guerres, etc.). Mais les moyens d’y remédier s’attachent trop souvent aux symptômes plutôt qu’aux causes. Et quand certains évoquent des causes, ils ne remontent pas vraiment jusqu’à la source.

Chacun de nous est une cellule vivante du corps de la société. Si nous résistons à nous « connaître nous-mêmes » dans notre nature essentielle comme dans toutes nos facettes, nous ne pourrons pas réinventer le monde. Il existe donc une nécessité préalable et fondatrice : le « travail sur soi ».

La difficulté que je rencontre en évoquant le fait indiscutable que l’homme ne pourra rien créer de neuf s’il reste animé par les mêmes instincts et les mêmes intérêts, réside dans l’exigence de cette démarche et la patience qu’elle implique. Il semble plus gratifiant a priori de s’engager vite et concrètement dans la réfection du crépi de la façade que de vérifier les fondations de ses murs. Le nouveau crépi aura sans doute une couleur plus agréable à l’œil et l’effervescence autour des travaux donnera l’impression aux observateurs qu’il se « passe quelque chose de concret ».

Mais toute personne sérieuse, bien informée et attentive, est contrainte de reconnaître que les révolutions ont succédé aux révolutions sans qu’un monde nouveau ne soit jamais réellement apparu, malgré les bonnes volontés, malgré les nouvelles façades.

Nous n’avons jamais été autant confrontés à l’absurdité de ce système et ses conséquences tragiques. En même temps, nos consciences sont endormies (voire hypnotisées), le monde est morcelé à l’image de nos divisions intérieures. Nous ne savons pas qui nous sommes et ce que nous faisons là. Cette confusion dramatique doit être traitée en priorité par la pratique d’un « regard conscient ».

Le regard conscient est l’attention portée avec bienveillance et honnêteté sur ce qui anime un être humain au quotidien. Un tel regard permet de « vivre consciemment » sans se duper soi-même ni tromper les autres. À partir de cette capacité à rencontrer en pleine conscience notre condition humaine et notre potentiel, ainsi que la réconciliation et la guérison qui en découlent, nous pourrons réellement avoir un regard neuf sur la communauté humaine, ses enjeux, ses objectifs et ses moyens.  

Ces quelques mots ne présentent  que les grandes lignes d’une démarche dans laquelle je suis engagé depuis trente ans mais que j’aimerais voir sortir aujourd’hui des enclos de la spiritualité et du développement personnel, voire de l’étiquette New Age qui colle à tous les espoirs hors des sentiers battus.  

Sur cette base radicalement nouvelle, nous pourrions rapidement créer une dynamique qui dépasse les cadres et les clivages convenus du spirituel et du profane, de l’utopie et du concret, et qui animera de nouvelles valeurs, de nouvelles directions pour le regard, sans lesquelles la conscience collective de notre monde tourne en rond sur les mêmes axes usés. 

J’ai appelé simplement ceux qui répondent à cet appel « les éclaireurs du nouveau monde ». Ce ne sont pas des héros, des érudits, ni des êtres parfaits mais des humains portant en eux une espérance qui n’a pas été ensevelie sous le cynisme, les masques et les ambitions.  

Le programme en sept étapes mis en place pour les éclaireurs attend qu’ils se réunissent pour se développer, pour devenir vivant.  

J’espère que vous nous aiderez à le réaliser.  

Thierry Vissac – février 2011 –

La présentation du projet rédigée par les premiers éclaireurs du nouveau monde

Lire ma proposition au gouvernement pour un « auto-accompagnement des affects »

Lire l'ouvrage « Les éclaireurs du nouveau monde »

Écouter l'appel à une réforme intérieure de l'humanité :

 

 

 

 

 

 

© Thierry Vissac 2001-2012